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2026-01-05

Cohabitation des langues sur les supports de comm’

Retour sur un atelier que nous animions fin novembre sur la communication plurilingue. Une belle journée d’échanges, dans le cadre d’Euskararen urtaroa, organisé par l’institut Bihar.

« Est-on obligé de tout traduire dans une affiche ? », « L’euskara surcharger nos supports de communication ! », « On nous critique parce que le basque qu’on utilise est trop standard », « Comment faire quand on n’a pas le temps de publier un flyer bilingue ? », « Pourquoi les bascophones lisent en français ? » …

Voici quelques questions qu’on nous pose généralement lors de cet atelier intitulé : « La cohabitation des langues sur les supports de communication : pourquoi ? comment ? »

Un atelier en deux parties

Nous avons déjà animé cette formation une vingtaine de fois, auprès de publics différents : élus, militants associatifs, agents de la fonction publique… En général, nous commençons par poser la question du sens : pourquoi mettre en place une communication plurilingue ? Est-ce simplement pour satisfaire une demande sociale, ou existe-t-il d’autres raisons ?

Une fois les fonctions de la communication plurilingue posées, nous visionnons des exemples plus ou moins réussis, avant de donner quelques astuces concrètes.

Trois idées fortes

La cohabitation des langues ne se décrète pas, elle s’organise. Si nous ne sommes pas capables de l’organiser sur une affiche ou un dépliant, comment arriverons-nous à le faire au sein de la société ?

A partir de cette question, nous essayons de transmettre trois messages clés aux participant.e.s :

  • « Osez ! » La communication c’est de la création. Alors faites preuve d’audace dans la façon de faire cohabiter les langues.
  • « Anticipez ! » Pour être créatifs et efficaces avec l’usage des langes, il faut adapter les procédures et se dire que le plurilinguisme est plus l’affaire des rédacteurs que des traducteurs ou des graphistes.
  • « Simetria ez da bide bakarra ! » Autrement dit : il y a d’autres vies à part la symétrie. Tout ne doit pas toujours être traduit. Certains mots en basque sont compréhensibles par tou.te.s. Et certains textes méritent d’être réécrit plutôt que traduits. C’est à ce stade que nous parlons de « translaguaging » et de « transcreation ».

Evidemment, tout cela doit être mis en pratique avec le temps. C’est pourquoi nous accompagnons certaines organisations jusqu’à la rédaction de « Charte de la communication plurilingue ». Mais sans aller jusque-là, se poser les questions c’est déjà trouver les réponses.

Aitzina!

Milesker aux bénévoles et aux salariés de Bizi, Alda, Enargia, EHLG, Euskal moneta, Lurrama, Aupa. Plazer bat izan da zuekin euskaratik EH burujabeago eta euskaldunago bati buruz gogoetatzea. Un plaisir d’échanger avec des militant.e.s aussi éclairé.e.s impliqué.e.s dans les transitions territoriales.

Nahi duzuen arte! 

Plazara est un jeune collectif pluridisciplinaire et créatif. Notre vocation est de rendre l’euskara plus présent dans le quotidien des acteurs et des habitants du territoire.

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